TABLE
DES MATIÈRES
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A - CONJONCTURE
ÉCONOMIQUE AU PAYS ET EN ONTARIO
Trois
indicateurs à surveiller
Situation
dans les premiers mois de l'an 2000
B - LA COMMUNAUTÉ FRANCO-ONTARIENNE
Lieux de
concentrations de francophones dans la province
Régions
désignées selon la Loi sur les services en
français du gouvernement provincial
Bureaux
désignés selon la Loi sur les langues officielles (LLO) du gouvernement fédéral
C - SITUATION DU MARCHÉ
DU TRAVAIL EN ONTARIO ET DANS CERTAINES RÉGIONS DE CONCENTRATION FRANCOPHONE
4. La région du Centre de l'Ontario
5. La région du Sud de l'Ontario
Profil de
deux régions à forte concentration francophone
Sommaire
des situations décrites
Indice de
développement global
D- APPUI DU GOUVERNEMENT
FÉDÉRAL AUX RÉGIONS DÉFAVORISÉES PAR RAPPORT AU MARCHÉ DU TRAVAIL
SITUATION DU MARCHÉ DU TRAVAIL DANS LES RÉGIONS DE
L'année
1999 a généralement été une bonne année pour la situation de l'emploi au Canada en
général et en Ontario en particulier et l'année 2000 s'annonce de même. Qu'en est-il
de la situation de l'emploi dans certaines régions de l'Ontario à forte concentration
francophone? Est-ce que ces régions ont suivi la tendance vers une amélioration du taux
de chômage? Y retrouve-t-on généralement plus de personnes à la recherche d'emploi?
Est-ce que la création d'emplois y est favorable?
C'est
ce que nous allons vérifier à partir de deux sources soit, l'Enquête sur la population
active (EPA) qu'effectue Statistique Canada à tous les mois et le bilan annuel qu'il
publie sur le sujet, de même que le profil des collectivités et les statistiques
d'assurance emploi que publient les bureaux régionaux du ministère du Développement des
ressources humaines Canada (DRHC) à partir du dernier recensement, soit celui de 1996,
ainsi qu'à partir d'analyses de données de l'Enquête sur la population active. Les
données sur la population francophone en Ontario trouvent leur source aussi dans le
document produit par l'Office des affaires francophones intitulé Les francophones en Ontario (1999) de même que
dans l'Atlas du développement des communautés
francophones et acadiennes du Canada produit de façon virtuelle par Anne Gilbert et
André Langlois (2000).
Jetons
d'abord un regard sur la situation de la population active au pays et en Ontario. Quelle a
été la conjoncture économique en 1999 au pays? Durant
toute l'année, l'économie a continué de progresser à un rythme soutenu,
favorisant du même coup une croissance de l'emploi. Cette croissance de l'emploi a été
suffisamment forte pour accroître le taux de l'emploi et abaisser le taux de chômage qui
se situait à 6,8 à la fin de l'année. Ce sont surtout des emplois à temps plein dans
le secteur de la fabrication, du commerce, du transport et de l'entreposage de même que
dans le secteur de l'éducation (universitaire et collégiale) qui ont été créés. Ce
n'est que dans le secteur de l'agriculture qu'il y a eu un net recul de l'emploi au pays
en 1999.
Si
l'emploi a progressé chez les hommes et chez les femmes dans les différents groupes
d'âge, au pays, en général, ce sont les jeunes qui ont pu bénéficier de la meilleure
augmentation de l'emploi et ce, pour une deuxième année consécutive. Malgré tout,
c'est encore dans ce groupe d'âge que le taux de chômage est le plus élevé.
En
1999, la croissance de l'emploi a augmenté dans la majeure partie du pays pour s'élever
à
3
% au pays et à 3,6 % en Ontario. De fait, en nombre
absolu, l'emploi a augmenté en Ontario, au Québec, en Colombie-Britannique et en
Alberta. Mais ce sont trois provinces de l'Est qui ont enregistré un taux de croissance
de l'emploi supérieur à la moyenne soit la
Nouvelle-Écosse, l'Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve.
En Ontario, on a noté une forte croissance de l'emploi en particulier à Toronto
et à Ottawa.
Le
taux de chômage au pays en décembre 1999 était de 6,8 %, le taux le plus bas
enregistré depuis avril 1976. De fait, les taux de chômage ont diminué dans toutes les
provinces durant 1999. En Ontario, le taux de chômage, qui était à 6,9 % en janvier
1999 est passé à 5,5 % en décembre de la même année.
Au
cours de la dernière décennie, Calgary, Vancouver et Edmonton ont affiché une très
forte croissance de l'emploi. En 1999, il y a eu recrudescence de création d'emplois à
Montréal ainsi qu'à Ottawa. Parmi les villes les plus populeuses, Ottawa et Calgary ont
affiché le taux de croissance de l'emploi le plus élevé en 1999.
Pour
observer le marché du travail, trois indicateurs sont à surveiller soit le taux
d'activité, le taux de chômage et le taux de l'emploi. Voyons ce que chacun veut dire.
Taux d'activité : ce taux indique le pourcentage
de la population active totale par rapport à l'ensemble de la population en âge de
travailler.
Taux de chômage : ce taux indique le pourcentage
de la population en chômage. Généralement, dans l'EPA, le taux de chômage ne couvre
pas les personnes en congé de maternité ou de paternité ni les personnes en congé de
maladie.
Taux de l'emploi : ce taux indique le pourcentage
de la population en âge de travailler qui occupe un emploi.
Au
Canada, le 5 mai 2000, l'EPA indiquait un taux de chômage qui se maintenait à 6,8 %
depuis cinq mois consécutifs. Chez les adultes, hommes et femmes, le taux était de 5,6.
Chez les jeunes, il était de 12,9 %.
En
Ontario, à cette même date, le taux d'activité s'établissait à 66,2 %, le taux de
chômage à 5,5 % et le taux de l'emploi à 63,2 %.
En
janvier et février 2000, les indicateurs sur la population active dans chaque province
ont continué d'indiquer une situation économique qui progresse. Le tableau suivant donne
les taux de chômage et les taux de l'emploi dans chaque province canadienne pour les mois de janvier et
février 2000. On note que la province de l'Ontario se situe en quatrième position pour
le meilleur taux de chômage et le meilleur taux de l'emploi. Pour le taux de chômage,
l'Ontario se situe à peu près au milieu, un peu en dessous de la moyenne nationale (6,8
%) mais très près du taux national de l'emploi (61,4 %).
Taux
de chômage et taux de l'emploi dans chaque province
canadienne,
janvier et février 2000
Provinces |
Taux
de chômage |
Taux
de l'emploi |
||
|
2000 |
2000 |
||
|
Jan. |
Fév. |
Jan. |
Fév. |
Colombie-Britannique |
7,3 |
7,0 |
60,2 |
60,6 |
Alberta |
5,2 |
4,9 |
68,7 |
69,0 |
Saskatchewan |
5,1 |
4,6 |
64,0 |
64,2 |
Manitoba |
5,2 |
5,3 |
64,3 |
64,2 |
Ontario |
5,7 |
5,7 |
63,0 |
63,0 |
Québec |
8,2 |
8,3 |
57,9 |
57,9 |
Nouveau-Brunswick |
9,4 |
9,7 |
52,2 |
55,0 |
Nouvelle-Écosse |
9,7 |
9,7 |
56,1 |
56,0 |
Île-du-Prince-Édouard |
12,5 |
11,5 |
59,2 |
59,5 |
Terre-Neuve |
17,0 |
17,6 |
46,4 |
46,3 |
Dans
son analyse des données à partir de l'Enquête sur la population active, Statistique
Canada ne publie pas d'information sur les petites régions du pays mais seulement pour
les grandes régions métropolitaines de recensement (RMR). Le tableau suivant donne les
taux de chômage pour les grandes régions métropolitaines de recensement de l'Ontario
ainsi que pour certaines régions métropolitaines de recensement dans les autres
provinces.
On
observe que les taux de chômage dans les régions métropolitaines de recensement de
l'Ontario sont comparables aux taux de chômage dans dix autres régions métropolitaines
de recensement du pays.
Taux
de chômage dans dix RMR de l'Ontario et dix régions ailleurs au pays, février 2000
Régions
métropolitaines de recensement (RMR) |
Taux
de chômage, février 2000 |
Oshawa |
5,3 |
St-Catherines-Niagara |
6,5 |
Sudbury |
8,6 |
Thunder
Bay |
5,6 |
Windsor |
6,4 |
Ottawa-Hull |
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